Les opérations de fusions-acquisitions : accélération ou baisse significative ?

Le dynamisme du secteur des opérations de fusions-acquisitions a subi la même tendance que l’économie tant au niveau mondial que français. La situation avant la crise s’était déjà quelque peu tendue. Notamment à cause du durcissement des contrôles de chaque pays pour se protéger. Les réglementations de plus en plus drastiques n’ont pas favorisés le développement de l’activité. De plus, un autre facteur est entré en jeu, dans la situation actuelle. La forte présence et l’influence des gouvernements afin de protéger les économies nationales se sont faites ressentir et ont pesé. On observe donc maintenant une phase où la prudence est de mise.

Pourtant, le début de l’année 2020 s’annonçait plutôt bien, dans la lignée d’une année 2019 jugée de très bonne qualité. La Covid 19 est arrivée et le marché des opérations de fusions-acquisitions s’est retrouvé fortement impacté, en termes de valeur et de volume. Ainsi, on estime à 25% la baisse d’activité. La tendance actuelle est orientée vers la reprise, mais dans des proportions plus faibles que les années précédentes. On se trouve dans une phase d’observation, d’attente où les acheteurs, mais aussi les vendeurs sont dans le flou. Ils attendent pour cela d’avoir une meilleure visibilité pour entrevoir quelque action que ce soit.  

C’est pour cela que l’enjeu principal de ces opérations de fusions-acquisitions reste la valorisation de l’entreprise. La vision de l’acheteur et du vendeur peut fortement diverger. Comment mesurer l’évolution des actifs que ce soit un court, moyen et long terme. Cela demeure le point de base préalable à toute discussion. De manière générale, les deux parties s’accordent à penser que la situation est exceptionnelle. Elles sont prêtes à travailler ensemble pour trouver un accord en modifiant les conditions de départ, comme le démontre l’étude réalisée par Allen & Overy.

Les opérations de fusions-acquisitions représentent une opportunité pour les entreprises dont la situation financière est compliquée. Le fait de pouvoir compter sur l’apport d’une entreprise plus fiable permet de bénéficier de ressources supplémentaires pour envisager une meilleure sortie de crise. De plus, si l’entreprise rejoint une autre entreprise dont le process de digitalisation est plus avancé, cela lui permettra de combler ce retard technologique. En attendant, l’acquéreur doit être convaincu de l’apport de valeur de l’entreprise achetée. 

Les conséquences de ces opérations de fusions-acquisitions peuvent être diverses. Cela peut entraîner une baisse des coûts de production et par ricochet une baisse des prix. On se trouve dans le cas où il n’y a pas de situation de monopole sur un marché. Dans le cas contraire, on constate, dans de nombreux, cas une hausse significative des prix dû à cette situation monopolistique. 

De grands groupes ont d’ailleurs récemment fait la une des journaux. Le rapprochement entre Tiffany et LVMH ou encore celle de Suez et Véolia. 

Certains secteurs sont plus impactés que d’autres par ce mouvement de fusions-acquisitions. Ainsi, la Covid 19 a porté un grave coup à des secteurs comme notamment le secteur du voyage et du tourisme ou encore du transport et en particuliers l’aéronautique qui est lié aux deux premiers et qui en subi directement les conséquences. On peut ajouter à cela le secteur de la vente au détail où les commerçants ont souffert de la fermeture de leur magasin et du fait que les consommateurs plébiscitent les services en ligne. L’immobilier également impacté par la crise et surtout l’immobilier commercial. Un secteur comme les télécommunications n’est pas encore directement touché mais risque de l’être prochainement. C’est un secteur sensible que les gouvernements nationaux ne veulent pas voir partir dans des mains étrangères.


Aujourd’hui, dans la conjoncture actuelle, il faut savoir se reposer sur des valeurs porteuses, qui ont du sens auprès des investissements et des comportements des consommateurs. De telle sorte qu’une entreprise possédant des valeurs écoresponsables avec des modèles vertueux ont plus de chance de correspondre aux critères de sélection de futurs acquéreurs potentiels. 

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Il est important pour les chefs d’entreprise qui sont en difficulté de bénéficier des aides que l’Etat a mises en place depuis le confinement, prolongé au moins jusqu’à la fin de l’année, quoi qu’il en coûte. Cela permet d’optimiser sa trésorerie. Dans le dispositif d’aides du gouvernement, la contraction d’un prêt est garantie. Cela dit, attention à ne pas trop s’endetter. 

La situation est particulière et force les entreprises à s’adapter et à trouver des solutions. Dans ce contexte, les opérations de fusions-acquisitions mettent plus de temps se aboutir, car chaque partie cherche à se protéger au maximum en limitant les risques potentiels. Certaines opérations n’aboutiront pas. Cependant, dans la majeure partie des cas, si les entreprises ont des intérêts en commun une solution sera trouvé.

C’est d’ailleurs, le rôle du directeur financier qui gère ces situations particulières. CapexFi, est un cabinet de recrutement et de management de transition spécialisé en finance. Il possède dans son vivier un grand nombre de directeurs financiers rompus à ce type d’opérations et qui représenteraient un excellent moyen de les mener à bien. 

En tout cas, nous n’avons pas fini d’en entendre parler.


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