Blockchain : buzz ou biz ?

Blockchain

Blockchain, voilà bien un terme que l’on entend de plus en plus, qui fait souvent le buzz. On a peut-être une vague idée de son potentiel mais dont la représentation concrète reste clairement nébuleuse. Les spécialistes nous disent que son potentiel est énorme et que sa pratique va faire évoluer le monde de l’internet. Mais de quoi parle-t-on vraiment ? À quoi cela va servir ? Pour qui ? Dans quels secteurs ? Quels en seront les usages ? Existe-t-il des pilotes ou des projets significatifs ? Nous pourrions poser encore pleins de questions tellement le sujet fascine et les besoins d’appréhender la blockchain se fait ressentir et pas uniquement en France.

La définition communément utilisée pour essayer de faire comprendre ce qu’est la blockchain en quelques mots revient à dire qu’il s’agit d’une technologie qui permet « de stocker et transmettre des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe central de contrôle ». C’est comme une base de données avec tous les échanges, les historiques entre les utilisateurs.

On attribue à la blockchain trois rôles principaux. Le transfert d’actifs, la traçabilité des actifs et des produits et l’automatisation des contrats aussi appelé « smart contracts ». Jusque-là, il n’y a rien d’extraordinaire ou de révolutionnaire voire de novateur. En fait, sa spécificité repose sur la manière dont elle est hébergée. Ce n’est pas sur un serveur centralisé, mais une partie des utilisateurs. Les informations sont protégées par de la cryptographie et elles ne peuvent être modifiées par la suite. Les informations sont continuellement mises à jour. Cela change les habitudes que l’on peut avoir avec Internet par exemple, car les données ne sont pas stockées en un seul endroit. Elles sont donc publiques et facilement vérifiables. Étant donné que les informations ne sont pas centralisées, elles ne peuvent pas être piratées.

Comme l’explique William Mougayar, expert de la blockchain, cela revient à utiliser Google Docs.
Au niveau des contrats, il s’agit de pouvoir travailler comme sur un document partagé. Ainsi, on peut très bien imaginer que tous les documents d’une entreprise soient stockés de la sorte pour éviter les échanges entre collaborateurs.

C’est un système transparent, car les données intégrées sont publiques. Il est également très difficile à corrompre, car il demanderait une énorme quantité de puissance de calcul. De plus, le fait de supprimer les différents intermédiaires supprime les risques éventuels de fraudes.

Il existe une blockchain publique et une autre privée. La différence entre les deux se situe essentiellement dans le niveau d’ouverture. La blockchain publique est utilisable et consultable par tout le monde alors que la blockchain privée sont plus restreintes. Elles sont utilisées en entreprises. Elles sont consultables par tout le monde, mais il faut y être autorisé pour pouvoir y participer.

La blockchain fonctionne grâce à des « nœuds » qui constituent le réseau informatique. Un « nœud » est l’équivalent d’un ordinateur connecté au réseau de la blockchain. Chaque « nœud » reçoit une copie de la blockchain et en est un administrateur. Du coup, qui peut être utilisateur?

Pour l’instant, c’est le secteur de la finance qui apparaît en pointe dans ce domaine notamment des paiements internationaux, mais surtout les bitcoins. C’est d’ailleurs la genèse du projet proposé par Satoshi Nakamoto. Puis la communauté numérique, trouvant le concept novateur, s’en est emparé pour l’étendre à d’autres domaines. Ainsi, dans la logistique de l’agroalimentaire, les QR codes permettent de tracer les aliments et d’en connaître l’origine. Un autre exemple dans le domaine de l’assurance où une application permet de déclencher automatiquement des indemnités ce qui faciliterait la relation avec le client.

La blockchain a pris un tel essor que les institutions françaises lui ont définie un cadre juridique à travers une ordonnance. Au niveau européen, l’Union Européenne a mis en place un observatoire et un forum dédié. Elle particpe également au financement de projets sur le sujet.

La blockchain est assurément une technologie en plein devenir avec des possibilités de développement exponentiel. Son implication dans les différents secteurs d’activités, au-delà de la finance, va participer à son essor. Certains prédisent un avenir et un impact aussi fort que celui qu’a eu en son temps l’arrivée d’Internet.

CapexFi, cabinet de conseil en finance et management de transition, peut vous aider en vous proposant de vous faire accompagner par nos managers de transition dont certains sont des experts en blockchain. Ils sauront vous guider vers les choix le plus aboutis correspondant à vos besoins.

En tout cas, nous n’avons pas fini d’en entendre parler.

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